Focus sur les journées professionnelles
Avec Nathalie MALARDEAU GAUZENTES
et Jean-Pascal CABRERA
Nathalie, Jean-Pascal, vous êtes sophrologues, membres de la SFS, vous proposez des matinées professionnelles destinées aux sophrologues confirmé·es ou non.
Voici quelques questions qui permettront aux sophrologues de mieux vous connaître, et de découvrir ou re-découvrir ces journées professionnelles.
SFS : quelle est votre définition personnelle de la sophrologie (à la lumière de votre propre pratique) ?
Nathalie : La sophrologie est une méthode psychocorporelle d’accompagnement de la personne dans une perspective humaniste et existentielle. Elle propose à la personne de se relier à son corps, ses ressentis et à l’éveil de sa conscience avec des outils spécifiques.
Jean-Pascale : À titre personnel, je définirais la sophrologie comme un accueil intégratif de l’être que je suis dans l’univers qui l’englobe. L’univers comporte tous les autres m’amenant à situer ma juste place, à me différencier et à comprendre nos différences pour pouvoir nous aider. Ma pratique devient le prolongement de cet accueil et inversement.
SFS : une chose que vous aimez le plus dans votre métier ?
Nathalie : Une rencontre comme une aventure pour et avec l’autre. L’accueil de la personne, l’alliance entre les deux protagonistes et l’ouverture petit à petit des champs des possibles du consultant dans son individualité pour trouver son essence.
Jean-Pascale : Comprendre ou ressentir ce petit « déclic » qui se produit chez la personne ou le groupe que j’accompagne et qui annonce l’éclosion à venir du soulagement.
SFS : un souvenir (ancien ou récent) marquant dans votre vie de sophrologue ?
Nathalie : La consultation d’une jeune femme adulte que j’avais accompagnée 15 ans plus tôt et qui avait gardé en elle une trace de nos rencontres.
Jean-Pascale : Ce souvenir sera à jamais gravé puisqu’il remonte au jour de mon anniversaire… où Charlie Dalin me tombe dans les bras : il vient de remporter le Vendée Globe malgré un grave cancer que quasiment tout le monde ignorait. Un jour, j’écrirai le livre de cette histoire hors du commun.
SFS : un moment particulièrement délicieux de votre journée ?
Nathalie : Le matin, le petit-déjeuner et la promesse, la surprise d’une nouvelle journée à vivre.
Jean-Pascale : Ce moment, c’est cette parenthèse au milieu de toutes les agitations du monde en effervescence, au milieu de tout ce qu’il y a à faire ou ne pas faire : ma sieste qui varie entre 2 et 10 minutes et pendant laquelle, l’univers s’arrête… À vrai dire, c’est surtout le mien !
SFS : qu’est-ce que vous aimeriez changer dans votre quotidien et qu’est-ce que vous souhaitez conserver ?
Nathalie : Je laisse advenir mon avenir, en conscience de mes journées, en ayant la capacité de trier mon quotidien et de poser des intentions de lendemain. J’accueille.
Jean-Pascale : Je vis plus dans l’évolution progressive, permanente, à l’écoute que dans un changement souhaité de mon quotidien ; pour cela, j’essaye de conserver toute la mémoire de mes réussites et de mes échecs pour comprendre la leçon de mon futur.
SFS : une chose que vous aimeriez rendre possible (dans n’importe quel domaine) ?
Nathalie : Moins de violence dans le quotidien, plus de conscience et planter des arbres pour demain. J’ai confiance en la nature.
Jean-Pascale : Je travaille avec un groupe qui met en place la culture de l’empathie à l’école ; dans la continuité de ce travail, j’espère voir un jour une nouvelle matière « officielle » à l’emploi du temps qui s’appellerait l’empathie.
SFS : qu’est-ce qui vous a motivé·es à construire ces journées professionnelles et s’il n’y avait qu’un objectif, ce serait lequel ?
Nathalie : La dimension de travail en cabinet est souvent étroite. Offrir au sein de la SFS un espace actif, relationnel, professionnel par cet espace d’échange, de partages entres professionnels. Choisir des thèmes, avoir un espace de réflexion, de richesse, se connaître.
Jean-Pascale : La première raison, c’est la rencontre : partager, échanger, donner, recevoir, communiquer, pour que nos pratiques s’enrichissent de toutes nos expériences de terrain. La seconde raison, c’est l’actualisation du rôle de la sophrologie ; en tant que pratique, elle évolue avec le temps et il est intéressant d’en percevoir les nuances qui se dessinent.
SFS : qu’allez-vous faire juste après avoir répondu à cette interview (en vrai) ?
Nathalie : Une tasse de thé vert avant le prochain rendez-vous !
Jean-Pascale : Je vais préparer une formation qui m’a été « commandée » par l’Éducation Nationale sur le thème du stress et qui s’adresse spécifiquement aux chefs d’établissements scolaires ; c’est un sujet très sensible.
Propos recueillis par Marcella
Sophrologue spécialiste en sophrothérapie, formatrice, superviseure, autrice, poétesse, Membre du CA de la SFS




