Si j’étais...
avec Aline Removille
Dans la continuité des rubriques Les sens de mon livre et de Ce qui me meut, “Si j’étais” est notre nouvelle rubrique conçue et animée par Marcella.
Qui d’entre nous n’a jamais joué à se demander Si j’étais ceci ou si j’étais cela ? Ce jeu d’expression qui consiste à faire des analogies entre les caractéristiques d’une personne et celle des choses évoquées, permet de se décrire de manière poétique et ludique, en utilisant à la fois son expérience et son imagination.
Sophrologue spécialisée en prévention santé et sophrothérapie
Créatrice du Centre d’accompagnement de l’être
Si j’étais un moment de grand calme
Je serai mon lac de Norvège, celui de l’enfance, et qui m’accompagne, me voit grandir et rire. C’est un élément frais et revigorant, devenu essentiel à une forme d’équilibre dont il semble naturellement doté.
Pourtant, il en a vu passer des froids et des étés, de l’ombre et de la lumière, il me l’a souvent murmuré.
Il reste une unique merveille dont je ne pourrai jamais me passer, d’ailleurs, il m’apparaît souvent comme ressource dans mes ateliers.
Si j’étais une question existentielle
Où ça le fait ? C’est la toute première question en sophrologie qui a transformé mon rapport à l’expérience corporelle et sensationnelle dans mes pratiques. Car le mot détaille le passage, le mouvement, l’intensité, la virtuosité et ainsi j’accède à une autre version de moi-même, plus pleine, et plus complète.
Si j’étais une addiction plutôt assumée
Même assumée, je ne me reconnais pas dans l’addiction, peut-être est-elle chargée de quelque chose de plus intense et incontrôlable.
Mais parce que je suis disciplinée et que je vais au bout de cet exercice, je vais plonger dans cette proposition et évoquer un principe auquel je ne déroge presque jamais : celui de la douceur. Je ne crois pas au trop plein de douceur car cette vertu a un pouvoir de connexion inépuisable à soi d’abord, aux autres et à tous les mondes.
Si j’étais la solidité
Je serai la pierre, toutes les pierres avec leurs vulnérabilités : la sensorialité des matières, la joie des couleurs et de leurs nuances, les formes et les messages qui se dégagent, en toute subtilité et bien souvent avec de l’humour dont j’ai besoin et avec lequel je jongle dans le tourbillon de la vie.
Si j’étais un geste familier
Je serai une respiration consciente.
Celle qui donne la vie, qui répond à l’autre, qui ouvre des possibles, qui nourrit l’existant et qui implique un passage. La respiration est mouvement.
Si j’étais trois pas de danse consécutive
Comme cela parle à mon cœur !
Et comme cela libère mon corps: le mouvement (tiens te revoilà!) dans la danse a ouvert bien des univers à la petite fille que j’étais.
En comptant chaque pas, pour chaque geste, de la chorégraphie rythmée à la totale liberté, en plus de 45 ans, cette pratique de créativité et d’ancrage est un puits sans fonds et une grande source d’inspiration pour m’être/mettre au monde la meilleure version de moi-même; avec la forte conviction qu’en communiquant avec l’autre comme sophrologue, finement ou bouleversement (si j’ose dire), cela ouvre une plus vaste exploration de nos choix.
Petit bonus : Si cela vous amuse, vous pourrez après lecture de l’interview, jouer le jeu en répondant aux 6 “Si j’étais”. Envoyez-nous votre texte à l’adresse mail info@sophrologie-francaise.com.
Nous ferons paraître régulièrement dans nos newsletters, les “Si j’étais” qui nous ont paru les plus émouvants, les plus cocasses ou les plus beaux.




