La librairie de la SFS
Qui aime quand je t’aime ?
De l’amour qui souffre à l’amour qui s’offre.
de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup
Un livre poétique qui m’a émue, des mots qui sonnent justes et nous invitent à apprendre à être avec soi-même avant d’être avec l’autre, à vivre la force des liens tout en gardant sa liberté d’être et de penser, à se libérer de ses douleurs pour être au plus près de la force d’amour en nous et cheminer vers un possible face à face d’égal à égal.
Et puis… se souvenir que l’amour, comme la vie, n’est pas une leçon de choses.
Que l’amour se vit, bien plus qu’il ne se raconte, et qu’il n’a pas toujours besoin d’être bien compris pour bien se vivre.
L’amour a son langage, celui du cœur et du corps et chaque histoire sa petite mélodie.
Quelques extraits qui ne sont pas sans faire écho à ce que peut permettre notre belle pratique :
L’autre tient dans le creux de sa main une vérité de soi que l’on ne connaît pas, dans le creux de son oreille des mots que, seuls, nous n’aurions pas entendus, dans le creux de ses bras une douceur que, sans lui, nous n’aurions jamais sue.
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Avant de réconcilier le féminin et le masculin que chacun porte en soi, que de discordes, de souffrances et de malentendus à dissiper.
Avant d’ouvrir la porte et de recevoir chez soi l’être aimé, que de pensées et d’idées à quitter, d’objets dont il faut se libérer, symboles d’un passé trop encombrant, de vide à créer pour permettre à la vie de se renouveler.
Pour pousser la porte et entrer chez l’être aimé, que de peurs à abandonner, de chagrins et d’obsessions à laisser s’envoler, loin, bien loin…
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Plonger sans crainte dans les profondeurs du puits et en retirer les pierres et les gravats, tout ce qui est encombre l’esprit et alourdit le cœur. Comment aimer le cœur trop plein et l’esprit occupé ? Ne faut-il pas vider la coupe avant de la remplir ? Ne faut-il pas prendre le temps pour chacun d’aller au fond de son puits ?
Quand je t’aime comme l’enfant que j’étais et qui est toujours en moi, mes sentiments, mes actes sont régis par mon enfance meurtrie, les douleurs dont je ne suis pas guéri. Mes choix, mes choix de vie, ma vie ne m’appartiennent pas. Je crois t’aimer, mais est-ce bien toi que j’aime ? Et toi, tel que je t’ai choisi, peux-tu m’aimer ?
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Adulte, je revisite mon passé à la lumière d’un présent insatisfait. Je me revois enfant, victime d’une profonde injustice, mal aimé, abandonné. Et j’accumule au fil du temps les marques d’amour et les attentions que j’aurais dû recevoir, mettant l’être aimé, celui que je connais ou que je vais rencontrer, dans la situation délicate d’avoir à me consoler de chagrins qu’il ignore et à réparer des dommages dont il n’a aucune idée.
Combien faut-il de temps pour que le bébé qui est en moi devienne plus mature : capable de lucidité quant à l’amour dont il a manqué et d’acceptation face à cet amour manquant afin de ne pas le demander à l’homme ou la femme que je vais rencontrer ? »
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Et chacun sait combien ce « je » avant d’être adulte, c’est-à-dire libre, libéré de ses entraves, doit accomplir une longue route. Celle du retour vers soi…un itinéraire qui n’est peut-être pas sans vertige mais en tout cas sans illusions…
par Julie Hirschner
Sophrologue, spécialiste en Sophrothérapie




